Manga café

Unmanga café (漫画喫茶, manga kissa) est à l'origine un café où on peut lire des mangas en libre-service au Japon. Avec l'arrivée d'internet, ils ont multiplié les services proposés pour devenir des cybercafés. L'accès se fait de façon forfaitaire avec paiement à la durée, tous les services étant inclus et accessibles à volonté. Les services proposés varient selon les "manga cafés" mais l'accès à internet, une bibliothèque de manga, et des boissons à volonté sont les services de base. Le terme japonais fait référence à un "salon de thé" (喫茶店, Kisaten) et non à un café. Le choix de traduction "manga café" est fait par analogie avec les "cybercafés" ou "café internet".

Les "mangas cafés" seraient d'abord apparus à Nagoya avant de connaître un boom à la fin des années 1970. Le climat concurrentiel a favorisé l'apparition de services très divers et parfois très originaux.

La plupart des "mangas café" possèdent une grande quantité de mangas (1 000 - 30 000 mangas) et des magazines. Si tous proposent des boissons, certains mettent également à disposition des snacks et des glaces. L'accès aux ordinateurs se fait le plus souvent dans des cabines individuelles pour une ou deux personnes. On peut également souvent y regarder la télévision, des DVD et jouer à des consoles de jeux. Ces services sont très répandus.

Beaucoup de "mangas cafés" sont ouverts 24/24. Leurs tarifs souvent plus bas qu'une chambre d'hôtel en font une solution d'hébergement pour des personnes ayant raté leur dernier train. La présence de douches et de futons dans les cafés ouverts toute la nuit permet des conditions de confort proches de ceux d'un hôtel.

Ce rôle d'hôtel des mangas cafés a permis l'apparition des "réfugiés des netcafés" (ネットカフェ難民). Il s'agit de personnes souvent travailleurs journaliers ou chômeurs qui dorment dans les "mangas cafés" parce qu'ils ne gagnent pas suffisamment d'argent pour louer un appartement. Ces "réfugiés" sont considérés comme symptomatiques des difficultés de la population la plus pauvre du Japon depuis les réformes économiques de Koizumi. Le phénomène attire en tant que tel l'attention des médias japonais et est abondamment étudié en sociologie. Les manga-kissa se trouvent dans la plupart des grandes villes japonaises, plus particulièrement dans les quartiers avec une vie nocturne tels que Shinjuku ou Shibuya à Tōkyō.

Un manga café avec un concept légèrement modifié et simplifié pour s'orienter principalement sur l'offre manga, a ouvert en France en Juillet 2006. C'est le premier manga café européen.
A Toulouse, une Bibliothèque de manga et cyber café, s'inspirant du concept japonais est ouvert depuis le 19 octobre 2008.

Caractéristiques

  • Tarif par heure (130 - 500 yens, soit 0,90 - 3,50 € par heure)
  • La majorité des cybercafés sont ouverts 7j/7, 24h/24 * Dans la plupart de ces cybercafés, il y a des cabines individuelles, qui contiennent chacune un fauteuil, une télévision, un lecteur de DVD, une console de jeux vidéo et un ordinateur connecté à Internet.
  • Pour ceux ouvert 24h/24h on pourra y trouver douches et parfois solarium(s).

Source : Wikipedia

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Kira-kyuukyoku
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